Lucien COUTAUD |
(1904-1977) | œuvres / infos |
Les premiers dormeurs, nous les découvrons dans
les oeuvres de la période rhénane de l'artiste, dès les débuts de sa création
picturale. On peut en retrouver la genèse dans sa correspondance avec André
Fraigneau à l'époque de leur service militaire en Rhénanie, correspondance
conservée dans sa plus grande partie à la Bibliothèque de Nîmes. Le sommeil
et l'oubli, l'évasion dans le monde des rêves, étaient à n'en pas douter
pour Coutaud le remède majeur à la tristesse du quotidien, l'ennui militaire.
André Fraigneau hospitalisé à Coblence n'écrivait-il pas à Coutaud en date
du 31 mai 1927 dans une lettre enrichie de deux dessins, dont l'un le représente
allongé, sans force : "Bien inappréciable, on m'a fait l'aumône de
la solitude. Insolite au régiment, insolite à l'infirmerie, insolite au
milieu des camarades, je passe, je viens et je vais dans une espèce de
courant fluidique parallèle à la vie et qui ressemble à l'automatisme du
sommeil. La solitude m'a été donnée par un séminariste infirmier. Elle
se compose d'une chambre mansardée d'une rigueur émouvante, mise à ma disposition
chaque jour. J'y lis seulement Platon, Pascal et Barrès. J'ai pu même y
travailler sérieusement à mon Louis II et gonfler quelques poèmes obscurs
et sonores, analogues aux ronflements d'un sommeil poétique". Les
ronflements d'un sommeil poétique, l'image est à retenir. Une lettre de
Lucien Coutaud à André Fraigneau datée du jour de Noël 1927 se terminait
pour sa part par ces mots : "J'ai sommeil, sommeil - il faut dormir".
Et l'on peut se demander si pour Coutaud son séjour militaire à Mayence
ne s'est pas résumé en une histoire de dormeurs... et de veilleurs, ceux
du corps de garde rhénan transposé en 1930 dans sa peinture, peinture alors
imprégnée des brumes et des légendes des bords du Rhin. Sa
première toile importante, "Rhénanie" de 1928, nous montre déjà
deux personnages féminins allongés sur le sol et une toile de 1929, de
33 x 41 cm, représentant un personnage en buste en position couchée est
désignée précisément par Coutaud dans le répertoire de ses oeuvres vendues
ou données sous l'intitulé "Le dormeur". Dans un texte manuscrit
daté du 11 mars 1930, le peintre associe couleur et sommeil dans l'attente
de jours meilleurs : "Je voudrais dormir dans une couleur toujours
la même qui ne serait ni jour ni nuit et me réveiller un jour de soleil,
s'il doit en exister un pour moi".
Dans les années 30, les personnages couchés ou endormis reviennent comme un leitmotiv
dans l'oeuvre de l'artiste. Il s'agit presque toujours de gouaches. Sa création
à cette époque, déjà placée sous le signe du rêve, donne accès à un univers fait
de merveilleux, de féerique, légèrement teinté d'érotisme. Dans une composition
au bateau, datant vraisemblablement de 1933 ou du tout début de 1934, on peut
voir un soldat à demi-agenouillé se penchant vers une jeune femme nue étendue.
Leurs visages nous sont connus. La jeune femme nue étendue devient parfois une
jeune morte - entre le sommeil et la mort la différence est parfois ténue, il
n'y a guère de frontière, semble nous dire le peintre - comme dans "L'intérieur
à la locomotive" de 1933 ou "Sous une table" de 1934 qui inspira
superbement l'écrivain Jean Blanzat :
[...]
Car c'est le temps
D'éveiller
A la vie, à l'Amour
La belle inconnue
qu'on vient de trouver sous la table
Toute raide dans son sommeil
Dans "Le mythe de Proserpine", la grande peinture murale aujourd'hui
détruite qu'il réalisa pour le Palais de la Découverte dans le cadre de l'exposition
internationale de 1937, l'Exposition internationale des Arts et Techniques dans
la vie moderne, un personnage allongé, sommeillant, marque indubitablement la
place des dormeurs comme médiateurs de l'accès à l'univers onirique du peintre.
Au printemps, au moment du retour sur la terre de la déesse de la végétation
et de la mort...
Au
début des années 40, l'on voit dans plusieurs de ses oeuvres des couteaux allongés
sur le sol d'une ville semblable à un décor de théâtre, jeu évident avec l'homophonie
nous l'avons déjà dit, des couteaux devenus peut-être des dormeurs pour oublier
la tristesse du moment ; et parmi les premiers squelettes de fruits, l'un d'eux
daté de 1944 sera titré "Fruit endormi".
Ce sont les années où il fréquente quelque peu Robert Desnos, qui allait tragiquement
disparaître, celui qui avait été le meilleur "médium", le plus inspiré
des "dormeurs" de "l'époque des sommeils" aux débuts du
surréalisme.
En février 1945, il compose, dans le cadre d'une série de peintures sur le thème
roussellien des fers à repasser, une toile de 46 x 38 cm titrée "Le dormeur",
nous montrant un visage en forme de masque avec un fer posé sur sa tête comme
un poids pesant.
C'est Coutaud lui-même qui reconnaissait composer à cette époque des "visages
- masques". "Le lit aux rêves", une toile de 38 x 46 cm, paraît
avoir été peinte dans les mêmes circonstances. Et comme il faut aussi quelques
veilleurs, il peindra dans le courant de l'année 1946 "Le veilleur de nuit
d'Arles" et "La soeur du veilleur de nuit" coiffés de lampes
comme il se doit. Les lampes ont toujours impressionné Coutaud, on peut le remarquer
à de nombreuses reprises.
En décembre 1946, l'on voit apparaître dans son oeuvre des dormeurs encore plus
étranges, appelés nommément eux aussi "dormeurs", aux visages innommables
centrés de sphincters ou d'orifices. Encore des masques, on peut le supposer.
Deux aquarelles gouachées, "Le dormeur" (35 x 27 cm) et "Pendant
le sommeil" (27 x 22 cm), constituent les premières oeuvres de cette série.
Denise Coutaud nous dira un jour qu'ils avaient été inspirés par elle quand elle
dormait, par ses ronflements.
L'histoire de ces nouveaux dormeurs se poursuivra tout d'abord au sein du cycle
des peintures inspirées par la Porteuse de pain.
Une essencerelle datée du 31 décembre 1946 attribue au père de la Porteuse de
pain leur "visage" stéréotypé. Le titre de cette oeuvre, on peut le
préciser : "Le père de la porteuse de pain inquiet part à la rencontre de
sa fille". 
Dans l'entourage de la Porteuse de pain, il y a également d'autres dormeurs,
semblables, mais bien plus hostiles. "L'armoire de la porteuse de pain",
une toile de 40 x 61 cm, datée de 1947, nous montre dans le miroir d'une armoire
la fin des ébats amoureux de la Porteuse de pain, croquée ou aspirée par un dormeur.
Les personnages s'y reflètent en épaisseur. On peut y voir un lien avec les combats
de mantes religieuses peints par son ami Labisse. "L'armoire-chair de la
porteuse de pain" datée de la même année, une toile de 81 x 100 cm, reprend
la même thématique avec une mise en abîme sublimant le tragique de la situation. "Il
dort", une toile de 50 x 61 cm, datée elle aussi de cette année 1947, représentant
un visage de dormeur couché dans un paysage, sera présentée en 1949 à l'exposition "Paintings
from France" organisée au Brooks Memorial Art Gallery à Memphis aux Etats-Unis.
En 1947 encore, l'on découvre dans son oeuvre l'"Etude du nu de la dormeuse",
délire sur les rondeurs d'un bassin féminin, sujet isolé d'une toile très provocante
et apparaissant en tant que détail dans plusieurs oeuvres sur le thème du "Château
de X". "Le personnage du château de X", daté de 1948, est également
un dormeur, un dormeur devenu la figure centrale de l'étape ultime de la métamorphose
des fruits.
Le 12 juin 1950, 16 heures, c'est pour Coutaud l'heure fatidique de sa chute
accidentelle, précipité dans les ténèbres du sous-sol, sur la scène du Théâtre
de la Reine au Petit Trianon à Versailles en travaillant aux décors du ballet "Les
Eléments". Il suppose que dans cet accident, Marie-Antoinette lui a été
d'un très grand secours. En d'autres termes, sans le secours du fantôme de Marie-Antoinette,
l'issue aurait pu lui être fatale. Mi-juillet, en convalescence chez des amis
à Crosne dans l'Essonne, il se remet à la peinture et compose quelques gouaches
de petits formats. En découvrant ces gouaches, on pourrait être on ne peut plus
intrigué par des compositions en hauteur représentant des têtes : "Jour
de fête la bouche ouverte" (une gouache sur fond rose datée du 28 juillet), "Bouche
ouverte la nuit" (une gouache sur fond gris datée également du 28 juillet), "Dernier
dimanche de juillet 50" (une gouache sur fond rouge)...
Ces têtes, ce sont des compositions architectoniques autour de ce qui paraît
être une coquille Saint-Jacques entrouverte, et ces coquilles sont probablement
les restes d'un festin comme le laisse supposer le premier titre. On pourrait
parallèlement faire un rapprochement avec le personnage de Saint Jacques du "Soulier
de Satin", le cendrier en forme de coquille Saint-Jacques qu'il utilisait
à cette époque ainsi qu'en témoigne une photographie ou encore avec le mobilier
de grotte d'origine vénitienne également en forme de coquilles Saint-Jacques
qu'il avait pu admirer chez Lise Deharme, dans la chambre à coucher de cette
dernière, sans parler du lit aux extrémités également en forme de coquilles...
De même, on peut retrouver dans ces têtes, véritable trace mnésique s'ajoutant
à d'autres, une vague réminiscence d'un fragment du décor du plafond du Théâtre
du Petit Trianon juste au centre au dessus de la scène. Toujours est-il, cela
est manifeste, que ces têtes sont dans la continuité de celles des dormeurs.
Il s'agit d'une évolution de ce thème. "Bouche ouverte la nuit", la
gravure à l'eau-forte intitulée "Dame nuit de juillet" réalisée cette
année (certaines des épreuves seront tirées sur d'anciennes actions du Banco
Central Mexico), celle intitulée "Visage nocturne" réalisée en 1951,
nous l'indiquent sans détour. On peut aussi remarquer une gouache de la même
période, datée du 9 août, intitulée "Journée d'août", qui nous fait
découvrir dans un paysage trois personnages avec ces têtes caractéristiques...
Des gouaches nous passons aux toiles dans lesquelles nous retrouvons les mêmes "têtes" ou
les mêmes "visages", toiles datées du mois de mars 1951 pour les deux
premières, entreprise ce même mois pour la troisième : "La fin d'un hiver", "Fin
d'hiver", "Les demoiselles Trianon".
"La
fin d'un hiver", de 22 x 35 cm, nous montre, à la manière d'une figure de
proue dans un paysage, une de ces femmes à la tête caractéristique, le corps
scindé, prétexte à une remarquable étude de formes renversées. Par le choix des
couleurs, l'artiste cherche à nous faire ressentir la douceur des premiers rayons
du soleil sur une terre encore froide et glacée, une terre dont la féminité est
évidente.
"Fin d'hiver", de 73 x 60 cm, achevée le 18 mars, nous entraîne quant
à elle dans d'étonnantes comparaisons entre l'image de la mère et celle de la
femme. Les deux personnages présentés nous feraient penser à des mannequins s'il
n'y avait ces marques apparentes, on ne peut plus provocantes, de leur sexualité.
Ces personnages doués de féminité ont les mêmes têtes caractéristiques de ces
derniers mois. Ils semblent se réveiller d'une longue métamorphose, un peu comme
celle des insectes. On pourrait aussi les croire sortis de cocons d'aranéides
et cette dernière hypothèse est certainement la vraie. C'est ce à quoi nous font
penser l'encerclement des corps, les deux cocons (on pourrait les confondre avec
des pierres) enchâssés à hauteur du bassin de ces personnages et un ouvrage de
l'entomologiste Jean Henri Fabre, "La vie des araignées", figurant
en bonne place dans la bibliothèque de Coutaud à cette époque. Mais ce qui est
le plus apparent, c'est leur absence de bras.
Nous les ressentons comme paralysés. De plus en plus s'impose alors la conviction
qu'il s'agit là de la traduction d'un rêve ou d'un cauchemar, et le seul point
de repère avec le réel, c'est un paysage des Baux-de-Provence au moment d'un
coucher du soleil. On pourrait bien sûr poursuivre l'analyse de cette oeuvre
aux bleus-violets très calmes, s'intéresser à ce petit personnage rose à peine
discernable à droite derrière un rocher, s'intéresser à cette série de boules
sommant l'encerclement des corps, y voir des relations avec le couronnement de
boules de la petite tour colombier du Château Légier à Fontvieille, s'intéresser
au jeu avec l'abstraction dans la composition du paysage...
"Premières demoiselles Trianon", une gouache de 22,5 x 29 cm peinte
le 18 mars, le jour même où il achevait "Fin d'hiver", préfigure la
grande toile de 114 x 146 cm titrée "Les demoiselles Trianon". Dans
cette dernière peinture, Coutaud transpose son accident de l'année précédente
dans un paysage on ne peut plus imaginaire, voire composite, parsemé de rochers.
Elles sont trois et l'une d'elles tient dans une main le programme des deux fameuses
soirées de ballets de juin 1950. On en remarque la couverture représentant la
scène du Théâtre de la Reine, marquée d'un point noir... Une autre tient en main
une feuille avec un dessin qui constitue une énigme à résoudre.
Il faudra longtemps chercher pour découvrir qu'il s'agit de la silhouette en
grisaille de Marie-Antoinette conduite à son supplice d'après un cruel dessin
de David, l'ombre de Marie-Antoinette... Et pourtant, dans la gouache préparatoire,
ce dessin était parfaitement copié. Le paysage, lui, est omniprésent, totalement
obsessionnel, très coloré, comme les vêtements déchirés des personnages, encore
que l'on puisse douter qu'il s'agisse de personnages, et on remarque au premier
plan une ou plutôt deux nouvelles variantes de l'étude du nu de la dormeuse,
de même que l'on remarque au fond à droite, sur le rocher qui le porte, pour
la dernière fois dans l'oeuvre de l'artiste, le château du Marquis de Sade à
Lacoste. On pourrait aussi chercher à retrouver dans ce paysage inquiétant la
transcription de la trappe qui lui fut fatidique l'année précédente. André Fraigneau
donnera de cette toile une description bien plus saisissante : "Son tableau
le plus récent, "Les demoiselles Trianon", transpose son accident au
théâtre de Versailles par un paysage étiré et désert sur quoi se dressent trois
Parques d'osier, carcasses oubliées après une fête, mais harnachées encore de
lambeaux aux couleurs exquises".
"A droite l'homme gris foncé paraît", une toile de mêmes dimensions,
114 x 146 cm, datée de 1952, figurant dans les collections du Musée d'Art Moderne
de la Ville de Paris, constitue pour sa part un avatar des "Demoiselles
Trianon" dont nous découvrons pour la dernière fois leurs "visages" caractéristiques
alors que leurs corps apparaissent comme l'ébauche de ceux des "Dames des
environs", ses prochains personnages... C'est toujours très compliqué de
tenter d'expliquer l'oeuvre de Coutaud. Et cette composition dans un intérieur
nous intrigue plus encore par la présence d'une duplication d'escaliers (comme
la duplication obsessionnelle des corps)... des escaliers dérobés, l'un dans
une armoire, alors que les chaises s'élèvent vers le plafond ainsi que des montgolfières
ou des ballons.
A partir de 1953 et dans les années 60, tous les personnages de sa peinture aux
têtes substituées ou modifiées, et ils sont nombreux, sont peut-être eux aussi
des dormeurs, tout comme ceux qui les ont précédés. Cela apparaît de plus en
plus évident lorsque l'on porte un regard rétrospectif sur l'oeuvre de l'artiste,
un oeuvre dont le fil conducteur pourrait bien en être les dormeurs. Et si un "visage" ne
vous revient pas, ne vous paraît pas être celui d'un dormeur, c'est peut-être
tout simplement un dormeur qui simulerait de ne pas l'être...
Toujours l'ambiguïté, le doute. "En souvenir d'un peintre", une toile
de 73 x 60 cm, peinte en juin 1955 en hommage à Yves Tanguy, nous montre, sur
la plage du Cheval de Brique, l'un des personnages féminins coutaldiens, au corps
recomposé, tenant d'une main la tête aux yeux clos du peintre disparu. Consciemment
ou inconsciemment, Coutaud paraît avoir voulu rappeler le visage de Tanguy que
l'on voit sur la photographie parue dans le numéro 12 du 15 décembre 1929 de "La
révolution surréaliste" et qui nous révèle autour d'une femme peinte par
Magritte les photographies d'identité des surréalistes les yeux fermés avec cette
légende : "Je ne vois pas la [femme] cachée dans la forêt". Avec Coutaud,
on n'échappe jamais aux références surréalistes, même si l'on peut aussi évoquer
les têtes tranchées que l'on voit dans les Judith ou Salomé de Lucas Cranach, "Orphée" ou "L'apparition" de
Gustave Moreau. Il y a là matière à réflexion.
Dernières
toiles remarquables sur le thème des dormeurs, dans les titres desquelles réapparaît
à nouveau nommément le mot dormeur, au féminin : la série des " dormeuses
marines" datées de 1973, inspirées comme souvent par la plage du Cheval
de Brique et réalisées dans les mois qui ont suivi la mort de sa mère : "1er
mai 73", une toile de 81 x 100 cm, "Le repos marin", une toile
de 54 x 73 cm, "Autre repos marin", une toile de 60 x 73 cm, "Dormeuses
marines", une toile de 54 x 73 cm, "Un treize mai", une toile
ovale de 60 x 73 cm. Dans ces compositions, Coutaud nous montre des dormeuses
on ne peut plus dévêtues, dévoilant ce qui est habituellement caché à notre regard,
aussi provocantes que de belles prostituées, à demi-assises sur des lits de plage.
La mer, le souvenir de sa mère, ce besoin de communiquer encore et toujours avec
elle, à présent par une correspondance posthume. Voici les clefs de la peinture
de Coutaud. Reste à faire le travail de l'analyste.
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du 16 avril au 8 mai 2011 Dessins des années 30 Galerie Broomhead Junker 7 rue Hoche 14800 Deauville Exposition réalisée avec le concours de : l'Association Lucien Coutaud et les petits frères des Pauvres voir les oeuvres |
Dictionnaire
Bénézit Lucien COUTAUD entre au Musée de Honfleur 2004 centenaire de la naissance de l'Artiste Un peintre et son oeuvre Essai sur l'histoire des "dormeurs" L'entrée dans le champs des Arts décoratifs Les années métaphysiques Le peintre de l'Estuaire Biographie Bibliographie Album photos |
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